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Censure du débat scientifique en médecine du genre : analyse de J. Cohn

J. Cohn (qui a écrit en 2023 l'article The Detransition Rate Is Unknown), a publié un autre article de recherche important en octobre 2025 :

Censorship of Essential Debate in Gender Medicine Research, Journal of Controversial Ideas, octobre 2025.

Censorship of Essential Debate in Gender Medicine Research, censure de débat essentiel en médecine de genre, par Cohn, dysphorie de genre, transidentité

Cet article montre notamment qu’une partie importante de la littérature scientifique dans ce domaine (études, prises de position) contient des affirmations erronées ou exagérées, et qu’il est difficile de publier des articles qui ne vont pas dans le sens dominant.


Mais Cohn met également en évidence un problème que beaucoup ignorent : les mécanismes habituels de correction scientifique ne fonctionnent plus correctement. Les tentatives visant à corriger des articles discutables (ou contenant des erreurs manifestes), publiés dans de grandes revues médicales, sont fréquemment bloquées ou ignorées.

→ Les affirmations (erronées) de ces articles finissent alors par être présentées comme des faits établis, puis reprises par d’autres articles, et par des directives cliniques. Cela crée un consensus artificiel, qui influence directement médecins, patients et décideurs, alors même qu'« il n'existe pas de preuves solides et concluantes soutenant l'efficacité et la sécurité des bloqueurs de puberté et des hormones masculinisantes/féminisantes chez les adolescents, et les bénéfices/risques demeurent inconnus » (Cass Review, §16.14)


Cohn parle également du rôle des sociétés médicales (la plupart américaines) sur la censure :

  • Ces sociétés médicales, en lien étroit avec des revues institutionnelles, publient des lignes directrices et prises de position formulant des recommandations, qui ne se basent pas sur les résultats de revues systématiques des preuves, mais sur les déclarations des unes et des autres (Taylor et al., 2024a).

  • Par la suite, lorsqu’un article est soumis à un journal, ces recommandations servent de référence d’autorité, même si l’article soumis s’appuie sur les données probantes : les articles publiés tendent à s’alignent sur ces recommandations, ceux qui ne s’alignent pas tendent à être rejetés.

  • Ces articles publiés servent parfois de base à l’actualisation de ces recommandations.

 

Conséquences : un consensus apparent se renforce avec le temps par accumulation de publications alignées, indépendamment d’une amélioration réelle du niveau de preuve.


Cohn conclut que la décision médicale n’est plus prise en pleine connaissance de cause, ce qui pose un problème éthique majeur, surtout lorsqu’il s’agit d’interventions lourdes ou irréversibles.

Abstract de l'article

L’intégrité de la littérature scientifique sur la médecine du genre a été compromise, non seulement par la censure d’articles corrects, mais aussi par la censure de critiques visant des articles contenant des affirmations non étayées (par exemple exagérées), trompeuses ou erronées. Bon nombre de ces affirmations concernent la base de preuves, laquelle peut être évaluée de manière rigoureuse à l’aide d’un élément clé de la médecine fondée sur les preuves : les revues systématiques de la littérature.


Ces revues concluent actuellement qu’il existe un niveau de confiance limité à très faible quant au fait que les estimations des bénéfices (et parfois des préjudices) des interventions médicales liées au genre — à savoir les bloqueurs de puberté, les hormones et/ou les chirurgies — correspondent aux effets réels. Pourtant, plusieurs sociétés médicales et des articles publiés dans des revues médicales affirment le contraire, en présentant de manière erronée l’ensemble de la base de preuves et/ou en s’appuyant sur des résultats ou des conclusions d’études individuelles non étayées ou non représentatives.


Par exemple, une forte probabilité de bénéfice et un faible risque d’effets indésirables liés aux interventions médicales de transition sont fréquemment affirmés, tandis que des options thérapeutiques alternatives moins invasives sont soit omises, soit présentées de manière déformée. D’autres affirmations non étayées, erronées ou trompeuses apparaissent lorsque des études minimisent ou omettent de mentionner des limitations importantes, ou rapportent des résultats ou des conclusions qui ne sont pas soutenus par leurs propres données ; ces affirmations sont ensuite parfois reprises par d’autres. En outre, des études correctement rapportées sont parfois elles-mêmes déformées.


Les critiques visant à corriger ces affirmations sont fréquemment rejetées ; quelques exemples en sont présentés ici. Ces rejets ont étouffé le débat scientifique, entravant l’examen continu et les vérifications croisées nécessaires au maintien de l’exactitude de la littérature scientifique. À l’heure actuelle, des affirmations erronées et non étayées circulent et se répètent entre les revues et les lignes directrices ou déclarations des sociétés médicales, induisant en erreur les chercheurs, les cliniciens, les patients et le grand public.

Notes structurées de lecture

Je joins à ce post un document en français dans lequel j'ai restitué et organisé le contenu de l’article.

En voici le plan.

Introduction : constats

1. Censure et affirmations non étayées, trompeuses ou erronées

1.1. Entraves à la publication et à la correction scientifiques

1.2. Affirmations non étayées, trompeuses ou erronées

2. Exemples de réfutations censurées

2.1. Turban et al. 2020b, Pediatrics

2.2. Turban et al. 2020a, JAMA Psychiatry

2.3. McNamara et al. 2022, New England Journal of Medicine

2.4. Barbee et al. 2024, JAMA Surgery

3. Corpus de la littérature

3.1. Concernant le NEJM (New England Journal of Medicine) et JAMA gender-affirming surgery

3.2. Concernant PubPeer

3.3. Quelques revues continuent de publier des travaux critiques

4. Boucle fermée entre journaux et sociétés médicales

4.1. Rôle des sociétés médicales dans la censure

4.1. Concernant les lignes directrices/déclaration, de politique de sociétés médicales

4.2. Concernant les prises de position de sociétés médicales américaines

4.3. Réactions de ces sociétés vis-à-vis de directives parvenant à des conclusions contraires

Conclusion : Boucle fermée

  1. Impact médical


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