Témoignage d’une transition médicale tardive
- Magali Pignard
- il y a 6 jours
- 3 min de lecture
Le témoignage ci-dessous, adressé à l'Observatoire la Petite Sirène, retrace le parcours de Lianna Fattoretto, adulte ayant engagé une transition médicale tardive (homme vers femme), avec plusieurs années de recul.

Fiche de synthèse : une transidentité de vérité
Note liminaire : En raison de séquelles neurologiques consécutives à un traumatisme crânien (dysphasie et troubles de l'évocation lexicale), ce document constitue ma référence officielle. Il me permet de garantir la précision de ma pensée, là où l'oralité peut être entravée par la fatigue ou l'émotion.
I. Mon parcours : la maturité face au silence
La réalité du temps long : née en 1975, j'ai porté ma souffrance seule pendant 40 ans dans une époque sans modèles. Ce recul de quatre décennies est le garant de la maturité de ma démarche.
Le succès du protocole strict : Mon parcours a été encadré par le protocole médical du GRETTIS (Lyon) avec un suivi psychiatre de 12 mois validant ma dysphorie avant tout traitement hormonal (THS).
L'aboutissement chirurgical (2021) : Réalisation d'une vaginoplastie, d'une féminisation faciale et d'une augmentation mammaire. J'ai investi toutes mes économies pour que mon corps soit enfin le reflet fidèle de mon esprit.
Aujourd’hui (5 ans de recul) : Je vis un accomplissement total, sereine et intégrée. Je suis la preuve vivante qu'un parcours validé par le temps et la médecine mène à l'apaisement.
Phrase clé : Ma transition n'est pas une mode, c'est un acte de vérité qui a nécessité un protocole médical strict et un investissement total pour atteindre l'unité.
II. Les 5 piliers de mon discours
(Points de convergence avec l'Observatoire)
Ma Légitimité : Une expertise gravée dans la chair, loin des théories abstraites.
L'Alignement : Se dire femme ou homme impose une cohérence anatomique pour que le miroir cesse de mentir.
Sécurité et bon sens biologique : La biologie doit primer dans l'accès aux espaces protégés (prisons, vestiaires) tant que la transition physique n'est pas complète.
Protection de l'Enfance : Le cadre médical doit être un rempart contre les modes passagères. La transition est un acte d'adulte responsable.
Sérénité et Discrétion : L'objectif est de se fondre dans la société de manière apaisée, sans revendication permanente.
III. Réponses aux questions sensibles
Sur le rôle de la psychiatrie : C'est une protection indispensable. Un suivi sérieux permet de distinguer la nécessité vitale de l'influence idéologique ou du mal-être passager.
Sur l'école : Elle doit rester un sanctuaire d'instruction. Introduire une confusion sur la réalité biologique avant l'âge de la maturité est préjudiciable au développement de l'enfant.
Sur le sport et l'équité : La puberté masculine laisse des traces structurelles. Respecter le sport féminin, c'est reconnaître que la biologie de naissance définit la catégorie de compétition.
Sur les "dé-transitions" : Un cadre strict et l'exigence d'alignement chirurgical sont les meilleurs remparts contre l'erreur irréversible.
IV. Nuance et temporalité : l'expertise du vécu
La "Sécurité de décision" : La patience garantit l'absence de regrets. La liberté d'être soi-même gagne en force lorsqu'elle est validée par le temps.
Moratoire pour les mineurs : L'irréversibilité des traitements impose le principe de précaution. Il faut distinguer la liberté de l'adulte de la vulnérabilité de l'adolescent en pleine construction.
Protection vs Interdiction : Prendre le temps n'est pas une punition, c'est une garantie face à l'irréversibilité des actes chirurgicaux.
V. L'ancrage local : la preuve par l'exemple (Roanne)
L’intégration par la discrétion : À Roanne, je suis une citoyenne comme une autre. Mon intégration réussie prouve que la société accueille avec respect ceux qui cherchent l'alignement plutôt que la provocation.
Réalité de terrain : Face aux théories complexes, je réponds par mon quotidien : la courtoisie et le respect mutuel assurent la cohésion de notre ville.
VI. Ma conclusion de vérité
Un acte de réconciliation : Je n'ai pas cherché la rébellion, mais la fin d'un mensonge corporel.
Sur l'identité de femme : Ce n'est ni une performance, ni une revendication politique. C'est un état d'être digne, vécu en harmonie avec les femmes qui m'entourent, sans vouloir redéfinir la féminité.
Une voix différente : Je propose une alternative aux discours qui rejettent la réalité biologique. La paix se trouve dans la cohérence, pas dans la déconstruction.
VII. Démarche citoyenne : interpellation des institutions (2026)
Responsable : Je ne peux plus laisser certains comportements individuels salir l'image des personnes sincères. C’est mon devoir de porter une voix de bon sens face à la radicalisation.
Actions : Manifeste transmis le 19 janvier 2026 aux ministères (Santé, Justice, Éducation) et aux parlementaires (G. Attal, L. Wauquiez, M. Le Pen, J. Eustache-Brinio, etc.) pour aider à légiférer avec pragmatisme.
Lianna FATTORETTO
Citoyenne Alignée
Roanne, le 22 Janvier 2026
Une version plus développée de ce témoignage, incluant des développements argumentés et des réponses aux points les plus sensibles, est disponible sur le site de l'Observatoire la Petite Sirène, où l’auteure explicite plus en détail sa démarche et ses positions.




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